Interview du Capitaine de Frégate Ramon Josa

Le dernier numéro de notre documentaire, Histoire et Devoir de Mémoire vient de paraître et il est consacré au Capitaine de Frégate Ramon Josa, bien connu de notre milieu aéro pour ses démonstrations en vol en meetings sur Corsair et Zéphyr. Invité par notre Président, Stéphane Duchemin et par AJM Airshow au Paris – Villaroche Air Legend, il est revenu, dans cette interview, sur sa belle carrière de marin et de pilote au sein de notre Marine Nationale. Vous découvrirez un homme au parcours et à la vie bien remplis, qui au-delà de ses qualités professionnelles, fait preuve de beaucoup d’humanité et de modestie.
Le tournage a été réalisé avec les moyens techniques du French Wing et le montage par notre membre Christian Chevalier.
3 comments on “Interview du Capitaine de Frégate Ramon Josa”
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Officier Maninier en retraite, j'ai beaucoup aimé l'interview de Mr Ramon Josa, Capitaine de Frégate en retraite et ancien pilote de l'aéronavale. Il raconte avec beaucoup d'humilité et même d'humour le déroulé de sa carrière passionnante. Ayant servi dans les transmissions dans diverses unités embarquées et à terre, et notamment à la BAN Hyères, de 1981 à 1985, et sur le PA Foch, de 1985 à 1988, il est probable que je l'ai croisé à un moment donné, ne serait ce que dans une coursive, au PC opération, ou transmissions, ou sur la passerelle avia du Foch. J'ai connu quelques élèves pilotes à la 59S, quelques pilotes formateurs de la 59S, et quelques pilotes de la 17F que j'ai même retrouvé sur le PA au gré de leurs affectations. Je dois dire que la plupart étaient des officiers sympas et abordables bénéficiant très souvent d'une aura auprès des équipages. J'avais d'ailleurs écrit un texte poème en 1985 sur le journal du Foch, dédié aux pilotes de l'aéro et plus précisément à 2 d'entre eux que je connaissais LV Henneman et LV Baiseau. Je dois dire que comme pour beaucoup de marins, être pilote de chasse embarqué, ou même d'hélicos ou sur Breguet Atlantic et autres aéronefs, demeurait inaccessible pour un grand nombre de raison, mais restait un rêve malgré tout.
J'ai du croiser le CF Ramon Josa, sur le Foch ou sur le Clem, sur lesquels j'ai ete embarque de 1983 a 1985, missions Olifant au Liban. J'etais SM mecanicien affecte aux installations avaition. On s'est peut etre croises sur le pont d'envol ou dans une coursive. C'est vrai que piloter un aeronef dans la marine nationale demeurait inaccesible pour la tres grande majorite des marins, mais j'ai realise, mon reve dans le civil en devenant pilote proffessionel d'helicoptere. Comme pilote helico, j'ai travaille la plus grande partie de ma carriere au Canada, Mexique et Amerique du sud.
Raymond Josa n'était pas qu'un excellent pilote de chasse , c'était également un fin pécheur de truites quant il écumait les riviéres bretonnes et surtout l'Elorn. En Novembre 1978 à la nuit tombée la sonnette retentit , je vais ouvrir et je vois Raymond avec son sourire légendaire qui me tend un gros machin enveloppé dans son blouson de vol. Je déplie le blouson et je découvre un magnifique saumon sauvage péché dans l'Elorn. Il me demande comment on peut s'en accommoder. Pas de probléme j'ai déjà le vin car je venais de recevoir 24 b de chablis 1er et grand cru. Nous l'avons dégusté dans la semaine la moitié en court bouillon avec une mayo et l'autre moitié au beurre blanc. Nous étions 5 avec un autre pilote le LV Michel. Trés bonne soirée avec un produit rare surtout qu'il n'avait pas sa licence pour pécher ce saumon.
Autre anecdote en novembre 1984 je viens d'étre affecté à Hyéres et j'ai cherché a les revoir pour leur dire au moins bonjour. Rendez-vous est pris à une date convenable.Ce soir là nous étions 3 , madame Juliette , Raymond et moi. Je ne me rappelle plus ce que nous avons mangé mais je me souviens de la surprise qui m'attendait quant il a mis sur la table les bouteilles de vins offertes par les pilotes argentins pour son travail et ses conseils.Sur une cuvée j'avais dit " le chateau margaux n'a qu'a bien se tenir" car toute la propriété en Argentine avait été plantée avec le porte-greffe et ensuite gréffé avec les sarments de la vigne du célébre domaine bordelais.Quelle soirée , j'y pense encore.
Autre anecdote avant l'échouage de l'Amoco , une soupe de poisson que l'on avait péché à marée basse et mangé ensuite en compagnie de ses parents et des miens. Tous du midi et quelle ambiance.Merci raymond et juliette pour ces moments historiques aussi si tu lis ces anecdotes tu sais ou me trouver: salvetat jacques , 32 rue raoul Bayou 34360 St CHINIAN. Les bouteilles sont toujours a température. A bientot jacques salvetat